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Le Lycée Professionnel Julien de Balleure à Chalon sur Saône c'est avant tout 80 ans d'histoire !
Des débuts chaotiques...
L'Ecole Nationale Professionnelle (E.N.P) fut créée en 1927, sous l'impulsion de Monsieur Georges Nouelle, Maire de Chalon sur Saône et ancien professeur de mathématiques de l'Ecole Primaire Supérieure (EPS). Elle succède ainsi à l'Ecole Professionnelle de Chalon sur Saône.
En 1925, la mairie de Chalon sur Saône lance un premier projet : 17 classes, un internat, des salles spécialisées. A la rentrée 1930, les 3200m² d’ateliers en cinq halles vitrées à l’anglaise, charpentes métalliques, sol bétonné et chauffage central par panneaux radiants sous les plafonds sont livrés.
En 1931, commence un autre grand projet : celui du bâtiment rose de l'Avenue Boucicaut. Cette conception architecturale très avant-gardiste pour l'époque, nous la devons à l’architecte Tronchet. Il est à la pointe des techniques de l’époque : béton armé vibré, terrasses gravillonnées, chauffage central, baies vitrées, décoration dans le style « Trocadéro ». Inauguré en juillet 1936, il ne sera fini qu’à la fin de 1937. La mairie profite du centenaire de la mort de Nicéphore Niepce, en 1933, pour donner son nom à l’ENP. Un patronyme qui a bien du mal à effacer « la Prof » dans l'esprit des Chalonnais…
Pour consulter les photos d'époque, rendez-vous dans notre galerie photos en cliquant ici !
1935 : toute première rentrée des classes !
C'est à la rentrée 1935 que l'E.N.P. entre en fonction : 650 élèves y sont alors accueillis par 29 professeurs qui enseignent pour la plupart deux matières, un surveillant général et une quarantaine de surveillants. Les établissements sont mixtes, mais les internes, au nombre de 280, ne sont que des garçons. Le recrutement est très majoritairement local, même si quelques bretons ou lorrains viennent grossir les rangs.
La discipline y est stricte : tenue réglementaire (blouse grise ou bleue, faux col ou chemise, cravate, chaussures astiquées…), déplacements en rangs et en silence, pantoufles au dortoir, privation de sorties, exclusions. Les internes ont droit à une seule sortie le jeudi, en rang par deux jusqu’à Saint Loup de Varennes. Un seul défoulement autorisé : le père Cent, une fois par an et pour les quatrième année seulement ! Tradition aujourd'hui conservée dans la région avec les 100 jours du bac...
De bonne réputation, l'établissement affiche vite complet et prend par conséquent une extension rapide.
La guerre : comme une pause dans l'ascension du lycée...
Puis vient la guerre... L’occupation aura les mêmes conséquences que sur les autres écoles du territoire : on continue à travailler malgré les privations et les complications du quotidien (la ligne de démarcation empêchant certains élèves de se présenter à l'école). Mais après la victoire du 8 mai 1945, les effectifs augmentent à nouveau : et ce, même après le transfert de la filière automobile, de la filière bois et des sections commerciales vers d’autres établissements chalonnais. Les ateliers deviennent vite trop étroits, les dortoirs surchargés, une grève des élèves fini par éclater en 1957, l’année même où arrive le nouveau directeur Jean Beaumont.
Les années 60, expansion et professionalisation du lycée !
En 1962, la réforme scolaire transforme les Ecoles Nationales Professionnelles en Lycées Techniques d'Etat, et apporte par la même occasion un grand nombre de nouveaux inscrits. Pour répondre à la demande et ainsi améliorer les conditions matérielles et professionnelles du Lycée, le nouveau directeur consacrera les années 60 à la construction de nouveaux locaux et à un élargissement des formations. L’opération « Lebeau » permet de construire un immeuble de 50 salles, une extension des ateliers, un nouvel internat assorti d’un foyer des élèves, un restaurant moderne, un bloc administratif, un gymnase…le chantier durera 6 ans.
En 1973, suite à de nombreuses restructurations dans l'éducation, et alors que les deux lycées de la cité scolaire ne faisaient qu'un, le Lycée Julien de Balleure devient indépendant, tout en restant dans les mêmes locaux que le lycée Nièpce. C'est alors qu'il prend son nom de Lycée Professionnel Julien de Balleure, du nom d'une rue enfouie sous la cour ! Il faudra attendre 1998 pour voir à nouveau les deux établissements Niépce et Balleure réunis sous l’autorité d’un seul et même chef d’établissement, Monsieur Philippe Henssien.
De 1998 à nos jours...
Aujourd'hui les évolutions entreprises se poursuivent par la création de nouvelles filières, de nouveaux partenariats, de nouveaux défis lancés par l’évolution rapide des techniques, et surtout des technologies... Les acteurs de la cité scolaire font fructifier chaque jour cet héritage. Aujourd'hui, ces locaux toujours imprégnés d'histoire, sont là pour vous accueillir, vous permettre de vous instruire et vous former aux métiers de la voie professionnelle... |
Quelques dates...


